La France se plie à la volonté européenne d'interopérabilité de l'acquittement des péages routiers. Fin janvier, l'Asso- ciation des sociétés fran- çaises d'autoroutes (Asfa) a confirmé la mise en place officielle du télépéage poids lourds en France, au 1er avril.

Le dispositif est très simpel d'utilisation. Un badge fixé sur le pare-brise du véhicule échange des informations (site d'entrée, site de sortie, immatricula­tion du véhicule, classe de pollution Euro et autres caractéristiques utiles sur des réseaux européens) avec une balise placée dans les couloirs de péage.

 Un échange très succinct qui, on le regrettera, nécessite un arrêt de quelques se- condes et donc une surconsommation de car- burant pour le redémarrage.
Pourquoi ne pas avoir suivi le modèle italien qui n'impose aucune contrainte de ce type ?
 
Malgré tout, ce système permet un gain de temps pour le conducteur, mais aussi pour le transporteur puisqu'il ne génè­rera qu'une seule et même facture par mois et par véhicule. Fini le tri entre les différents reçus des différents conces- sionnaires !

Qui sont les acteurs ?

Hormis les sociétés d'auto-route, qui doivent faire face à une adaptation techno­ logique de taille, les principaux acteurs de cette « mini-révolution » sont bien sûr les émetteurs de badges.

Ils sont quatre à se disputer le marché : Axxès, Eurotoll, Total/AS24 et l'allemand DKV.
Pour le moment, quel­ ques-uns ont pris un peu de distance.

Axxès, dont ASF et APRR sont deux des principaux actionnaires, a pris un train d'avance sur ses concurrents : depuis le 1er janvier, cette société a lancé la commercialisation de son télébadge.  !

Le deuxième à sembler quasiment opérationnel est Eurotoll.

La filiale de la Sanef commercialise son badge baptisé Tribox. Si des tests d'interopé­rabilité sont à réaliser, notamment avec l'Espagne, Eurotoll compte proposer une gamme de services déve­loppée. Quatre packs seront en catalogue... Le premier d'entre eux autorise le télépéage poids lourd standard et le second ajoute différents ser­vices de gestion de flotte.

Le pack 3 assure quant à lui la géolocalisation des véhicules en différé alors que le pack 4 permet de suivre ses véhicu­les en temps réel. Pas bête !

 

Pour sa part, la « DKV Box », qui arrivera plusieurs mois après ses concurrents, avance un argument de taille : « Notre statut de société étrangère nous permet de ne pas facturer la TVA ». Voilà qui permettra aux trans- porteurs de payer en hors taxe, la TVA n'étant soldée que plus tard. Cet argu­ment commercial pourrait être avancé par d'autres opérateurs étrangers, dont l'arrivée sur le marché est annoncées courant 2007.

Enfin, Total/AS se contente d'annoncer une « offre sim­ple à un prix compétitif ». Bref, rien de bien précis... .

 

Renseignements

Nous reviendrons plus tard sur les tarifs et remises, mais voici déjà les principales coordonnées.

Axxès : www.axxes.eu

DKV :
www.dkv-euroservice.com

Eurotoll : www.eurotoll.fr

Total/AS24: www.as24.com