Dans un premier temps, le transporteur a sélectionné cinq fournisseurs:
ELOsystèmes, Masternaut, Qualcomm, Groeneveld et
Transics. Les deux premiers sont éliminés rapidement car leurs terminaux embarqués ne disposent pas d'un clavier alphanumérique.
Au final, Pascal Briand choisit
Transics : « Premier élément qui a penché en
leur faveur, leur solution était intéressante sur le plan technique. Mais nous
les avons choisis car ils nous proposaient un accom- pagnement pour déployer la solution.
Avec plus de 300 véhicules à équiper, nous avions quelques craintes et nous ne voulions pas que cette étape dure trois ans » « Nous n'avons pas installé nous-mêmes la solution à bord des véhicules car Data Base, notre partenaire, nous proposait un déploiement rapide à un tarif compétitif », affirme Pascal Briand. Pour la partie communication, le transpor- teur a choisi Bouygues Télécom dont la couverture en Europe était jugée la plus complète et dont les tarifs étaient les plus compétitifs. « Nous avons fait le choix de travailler en direct avec Bouygues Télécom car les tarifs proposés par Transics étaient moins intéressants ».
Les fonctions remplies par la solution Transics sont multiples. Du côté des ex ploitants, la solution permet de remonter les positions des véhicules et d'échanger des messages avec le chauffeur. Par ailleurs, l'ordinateur de bord est « plugué » avec les disques numériques ou analogiques des véhicules, ce qui permet d'obtenir les données sociales à distance. Autre information transmise, l'exploitant peut suivre l'activité du véhicule : attente, chargement, déchargement ou prise de carburant. A partir de ces données, les Transports Veynat peuvent établir des statistiques sur les temps de chargement, d'attente... La solution permet également d'analyser les temps de service par chauffeur et donc d'éviter les heures sup- plémentaires en fin de mois.
Autre fonction, l'exploitant et le chauffeur reçoivent une alerte lorsque le temps réglementaire de conduite est dépassé. Enfin, la fonction geofencing (procédé permet- tant de localiser matériel ou individus sur une zone) permet de recevoir une alerte quand le véhicule rentre dans une zone prédéfinie. Ainsi, l'exploitant peut-il prévenir le client de l'arrivée imminente du véhicule sur son site. Mais cette fonction permet également à l'exploitant et au chauffeur de recevoir une alerte quand le véhicule emprunte une portion d'autoroute qui lui est interdite.
Du côté du véhicule, le chauffeur reçoit des ordres de mission sur son ordinateur de bord. Il sélectionne le client concerné et renseigne sa mission en donnant le poids, le volume du chargement, le numéro de la lettre de voiture... Autant d'informations remontées en temps réel et qui permettent d'établir une facture dans des délais raccourcis. Avec l'ordinateur de bord, le chauffeur peut également accéder à ses temps de service et ses temps de conduite. Enfin, il dispose de plusieurs outils pratiques dont le principal est la navigation. « L'exploitant détient les coordonnées GPS des points de livraison ou d'enlèvements de nos clients, explique Pascal Briand. Il suffit d'envoyer ces coor données sur l'ordinateur de bord et le chauffeur est guidé jusqu'à destination sans avoir à rentrer une adresse. C'est d'autant plus utile que l'ad- resse postale n'est pas toujours la même que l'adresse de livraison ou d'enlèvement ». Les chauffeurs ont reçu une première formation au maniement de l'ordinateur de bord. Outre un support papier, les principales fonctionnalités leur ont été démontrées in vivo.
Mis à part quelques «bugs», les Transports Veynat n'ont pas rencontré d'obstacles majeurs dans le déploiement de la solution. Et les bénéfices sont à la hauteur des attentes: productivité à la hausse, kilomètres parasites à la baisse, économies sur les communications télépho- niques et sur les péages d'autoroutes. Le retour sur investissement a été pro grammé à un an et demi ou deux ans. « Aujourd'hui, nous pourrions difficilement nous passer de cette solution, reconnaît Pascal Briand. Auparavant, les exploitants passaient 65 % de leur temps à gérer les relations avec les chauffeurs et 35 % à planifier les missions et assurer les contacts avec les clients. Aujourd'hui, ces ratios sont inversés; ce qui permet d'améliorer d'autant la qualité de service. Au lieu de passer son temps au téléphone pour savoir où se trouve le véhicule, l'exploitant peut désormais renseigner les clients en un clic de souris ». Et sur un marché con- currentiel, la satisfaction du client permet de conserver ses parts de marché, puis, sur cette base solide, d'en gagner d'autres.